Analyse

Stanley Furniture

Présentation

Stanley Furniture (STLY, Nasdaq) est une micro capitalisation  (50 M$) basée en Caroline du Nord qui conçoit, réalise et distribue des meubles haut de gamme pour les particuliers américains. Ces produits sont commercialisés au travers des marques Stanley (pour les adultes) et Young America (pour les enfants).

L’entreprise possède une manufacture et un entrepôt. La manufacture, qui a été modernisée progressivement à partir de 2010, est exclusivement destinée à la fabrication de meubles pour la marque Young America, alors que la production pour Stanley est sous-traitée en Asie du sud-est.

Situation

L’entreprise, qui connaît des difficultés depuis 2005, est devenue largement déficitaire en 2009 suite à la crise immobilière qui a fortement sévi à cette époque, comme en atteste le tableau ci-dessous :

Capture

L’entreprise n’existerait probablement pas en 2013 si elle n’avait pas reçu de l’Etat américain en 2012 une somme de 40 M$ au titre de la loi anti-dumping. Il s’agit grosso modo, d’une compensation versée aux entreprises susceptibles d’être affectées par le dumping étranger (chinois en l’occurence) pour vendre moins cher sur le territoire américain. Cette subvention explique le résultat positif de 2012.

La baisse ininterrompue des ventes n’augure pas d’un avenir brillant pour Stanley. Cependant, depuis près d’un an, le management entreprend des gros changements, qui, grâce aux 40M$ de subvention, se concrétisent par des investissements majeurs :

  • Finalisation des investissements dans l’usine de Robbinsville, afin d’en accroître son efficacité
  • Politique de prix agressive sur les produits existants afin d’être plus présent ches les revendeurs
  • Nouvel ERP, devant rentabiliser la force commerciale
  • Nouveaux locaux plus proches des clients
  • Et surtout la création d’un showroom (High Point), sur lequel compte beaucoup le management

Dans son dernier rapport trimestriel, la direction se montre confiante en annonçant que le plan de redressement touche à sa fin et que les derniers investissements ont été effectués. Elle se dit ainsi prête pour la croissance au deuxième semestre 2013.

Valorisation

Avec les chiffres du rapport semestriel de juin 2013, nousobtenons les chiffres suivants :

– VANN : 3,72$

 – VANT : 5,63$

– Solvabilité : 80,39%

Conclusion

Stanley opère clairement dans un secteur hautement concurrentiel, sans y avoir le moindre avantage concurrentiel. Elle enchaîne les pertes, et ses ventes sont depire en pire chaque année. Cependant, le retournement du marché immobilier aux USA, combiné à un plan de restructuration achevé, nous laisse penser qu’il y a un véritable espoir de redressement pour cette entreprise qui a autrefois gagné beaucoup d’argent.

Ce qui nous a interessé dans cette entreprise, c’est bien entendu qu’il s’agit d’une net-net peu endettée, mais surtout que le management semble convaincu de sa stratégie. Car outre un important rachat d’actions entrepris en 2012 (146.000 titres sur 14 millions), le management mouille sa chemise en achetant lui aussi (4.553 titres en 2013), portant sa participation à hauteur de 569.200 titres, soit plus de 4%.

Nous accordons donc du crédit à cette équipe qui semble s’être réveillée, et nous avons constitué une ligne à 3,45$ pour viser 5,63$.

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